Publié le 28 février 2009
En septembre 2008 déjà, le Mouvement Réformateur a fait remarquer lors du conseil communal que le service population ne respectait pas, faute d'infrastructures adaptées, les recommandations du Service Public Fédéral Intérieur quant à la sécurité de la carte d'identité électronique (eID).
En effet, lorsqu'un citoyen s'adresse à l'administration communale pour obtenir une nouvelle carte, il n'a pas la possibilité, comme la règlementation l'exige, de taper lui-même son code PIN, pourtant personnel et absolument secret.
Le Député-Bourgmestre Patrick Moriau (PS) justifie cette situation par le fait qu'il est actuellement matériellement impossible de placer le clavier de l'appareil du côté extérieur du guichet, et qu'accueillir les citoyens à l'intérieur du bureau a déjà causé des problèmes de confidentialité et d'ordre.
Bruno Vanhemelryck, conseiller communal MR, fustige ce nouveau manquement aux obligations légales incombant à l'administration communale. Alors que la sécurité est de plus en plus importante, en particulier en ce qui concerne les cartes à puce, il y a lieu, de manière archaïque et insensée, de transmettre son propre code à l'employée communale, alors qu'on recommande de ne le transmettre à personne, sous aucun prétexte.
Il est également fort étonnant d'entendre dire depuis maintenant plus de cinq mois que les infrastructures (en l'occurence une vitre de séparation) ne permettent pas l'accès au clavier pour les visiteurs. L'absence d'action pour des adaptations tout-à-fait anecdotiques montre une nouvelle fois la mauvaise foi du pouvoir communal face au respect des citoyens et de leur vie privée.
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